|
Interview d’Erwin Olaf
Comment est née votre passion de la photo ? C’est une école de journalisme que j’ai fréquentée autrefois qui m’a inspiré cette passion de la photo. J’y ai découvert que je n’aimais pas l’écriture mais qu’une autre facette du journalisme m’attirait. Immédiatement après, je me suis inscrit à un cours de photo et j’ai compris instantanément que c’était ma voie.
Le monde du cirque selon Erwin Olaf : qu’est-ce qui vous a inspiré le choix des couleurs, des personnages et de l’atmosphère du cirque Lavazza ? Après quelques rencontres avec le directeur créatif de l’agence Armando Testa, je suis arrivé à la conclusion que le thème du cirque ne peut se traduire en images trop simples car cet univers est d’une incroyable diversité. C’est pourquoi j’ai choisi un mode de narration simple et spontané pour favoriser la perception immédiate du sujet.

Dans quelle mesure votre imaginaire et votre expérience ont influé sur l’interprétation du thème du calendrier Lavazza 2005 ? Lorsque j’ai été contacté par Lavazza et l’agence Armando Testa, on m’a proposé plusieurs thèmes, mais un seul m’a immédiatement interpellé et c'était celui du cirque. En qualité de photographe, les précédents calendriers Lavazza que j’avais eu l’occasion d’admirer sur le site de Lavazza m’avaient beaucoup influencé. Ainsi, en pensant un soir au thème du cirque, allongé sur le canapé devant la télévision, l’inspiration de la couleur et de l’atmosphère a jailli. Je voulais mettre en scène un « cirque-femme », c’est-à-dire montrer les aspects féminins du cirque et les illustrer par des personnages féminins prédominants : un petit clown en flamme, un homme avec la tête à l'envers et des femmes rieuses.

Photographie, culture et cinéma. L’influence du cirque dans les arts visuels et la mode pour interpréter l’espresso Lavazza... Des artistes comme le metteur en scène Federico Fellini ont magnifié le cirque. Son interprétation a eu un grand impact sur moi, sur ma photographie et mon mode de pensée. Je suis en même temps très sensible à l’influence de la mode. J’aime qu’un cirque soit élégant et cette inclination crée assurément une parfaite symbiose avec Lavazza. Leurs initiatives montrent qu’ils ont une vision particulière de notre temps, qu’ils déclinent à travers les visages les plus actuels, les photographes les plus connus, le style et les vêtements les plus tendance et ainsi de suite. Eh bien, je voulais m’introduire dans cette atmosphère. Je me suis dit que c’était l’occasion et Lavazza m’y a aidé en me poussant à dépasser toutes les limites.

Comment avez-vous trouvé la collaboration avec Lavazza ? Alors que nous étions en avion, ma productrice Shirley m’a dit : « c’est trop facile, je te parie qu’il y a un truc ». Une fois sur le plateau, j’ai remarqué la curiosité et le désir de comprendre mon travail que manifestait l’entreprise. Ils sont très ouverts et ont réagi très positivement à mon style. Ils m'ont laissé une grande liberté.
Quelles ont été les modalités de travail pour la réalisation du calendrier, les technologies utilisées, la post-production et les décors ? Outre réaliser un bel ouvrage, ça a été pour moi l’occasion d’apprendre de nouvelles ficelles. En fait, je n’avais jamais utilisé de techniques aussi poussées que dans ce projet. Nous avons reconstitué un véritable chapiteau de cirque, j'ai dû mettre en place l'éclairage et ce n’est pas une mince affaire. Nous l’avons ensuite photographié par plans. Les personnages et les mannequins sont photographiés séparément dans la même scène. Puis, j’ai intégré les images dans l’ordinateur en utilisant aussi des éléments en 3D conçus avec un programme informatique. Au bout du compte, ce qui importe le plus, c’est qu’on puisse dire en regardant les images qu’elles semblent vraies et qu’une scène de ce genre a vraiment pu avoir lieu. Les personnages ne doivent pas paraître figés. Les femmes sont attrayantes et les hommes drôles, mais ce sont, de toute façon, des êtres humains et non des images artificielles.

Comment avez-vous choisi les couleurs dominantes ? Je voulais un monde irradiant de lumière et de bonheur. J'ai donc choisi de n'utiliser que le blanc, le rouge et le noir. La seule autre couleur qui émerge est le bleu des tasses Lavazza. Sa présence permet de saisir la scène instantanément comme dans le monde du cirque. Le résultat, c’est que si vous passez en voiture devant la photo de la campagne publicitaire ou si vous regardez le calendrier, cette scène énigmatique et amusante captive immédiatement votre attention.
Date de création : 29/01/2005 : 09:06
Dernière modification : 29/01/2005 : 09:20
Catégorie :
Page lue 2579 fois
Prévisualiser la page
Imprimer la page
|